Le biocarburant – biodiesel : une fausse bonne idée ?

Source de l’image : http://www.flickr.com/photos/johnbostock/2365676881/

On entend de plus en plus souvent parler des alternatives possibles à la consommation des ressources fossiles, particulièrement concernant le pétrole brûlé par nos véhicules.

Parmi les alternatives on voit apparaître la production de biodiesel par les algues. C’est une solution formidable et écologique puisqu’on produit alors du carburant, sans exploiter les ressources fossiles du sol. On utilise des énergies renouvelables dont les rayonnements solaires pour faire croître les algues. De plus, celles-ci fixent le gaz carbonique.

Voilà quelques chiffres fournis par une étude menée par l’Université du Kansas (2011) :

Dans la situation la plus optimiste d’une région très ensoleillée on peut produire 50 grammes d’algues par jour et par mettre carré de bassin (les algues poussent dans l’eau). D’après les chiffres de l’étude cela produit 0,7 litre de carburant par an.

Sachant que la consommation annuelle mondiale de pétrole est de 5700 milliards de litres (d’après les chiffres de wikipédia), il faut 900 000 km² de bassins pour produire la quantité suffisante de carburant.

Ça représente quoi 900 000 km² ? La superficie de la France c’est 550 000 km.

Ou encore il faudrait 9 fois la surface de Paris pour produire avec des algues 0,1 % de la consommation mondiale en biodiesel.

Ensuite, l’étude explique que cette technologie n’est pas financièrement rentable ce qui va largement diminuer son développement. Du coup, ça va sans dire.

Cependant ça ne s’arrête pas là : les nouvelles usines font croître les algues en volume en les éclairant avec de l’électricité produite par exemple par les centrales nucléaires… Les calculs vont être complexes à faire.

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9 Comments
  1. Je trouve l’idée plus intéressante que celle d’utiliser des biocarburants à base colza ou de blé par exemple. Qui étant des denrées étaient préjudisciable pour les pays pauvres ou en voie de developpement.

  2. Pourquoi abandonner une bonne idée à chaque fois sous prétexte qu’elle ne pourra pas palier l’intégralité des ressources en pétrole utilisées à l’heure actuelle? Pourquoi ne pas se pencher sur un mix énergétique? un peu d’algues un peu de solaire un peu de moteur à air comprimé? Ne mettons pas tous nos œufs dans le même panier, ils ont qu’à mélanger les algues avec la graisse de canard, ou alors ne se servir du carburant obtenu que pour les bus???

    En tout cas Marc n’a pas tort, ça n’ôte le pain de la bouche de personne, et si en plus ça absorbe le Co2 ça paraît relativement intéressant tout de même non?

    • C’est sur qu’il ne faut pas bêtement dire « non » ou « c’est nul » mais est-ce qu’il faut faire autant de bruit autour d’une soi-disant solution qui n’a rien de miracle ? Oui pour le mélange de plusieurs techniques. Et en tout cas toute nouvelle piste énergétique est bonne à prendre car elle peut encourager le développement de la recherche dans le domaine ou d’autres alternatives.

  3. Dans le fond, c’est une très bonne idée de toute façon, il faudra bien passer par quelque chose. Si cette idée n’est pas vraiment concrète pour l’instant. Elle peut aboutir sur une autre et au final on trouva la solution, espérons le, d’ici la fin du pétrole.

  4. Bonjour,
    Le carburent est une denrée qui augmente de jour en jour, faut-il encore trouver une solution qui ne revienne pas plus chère…
    Bernard.

    • Merci Laure 🙂
      Oui, les micro-organismes notamment « modifiés », sont prometteurs. Tout comme ces nouvelles bactéries qui « mangent » le pétrole et certains de ses dérivés.

  5. Si on parle des micro-organismes qui peuvent être utilisés en dépollution, ils n’ont pas besoin d’être modifiés, ils le font naturellement dans les bonnes conditions (physico chimiques notamment, comme le pH) et avec du temps.
    Des recherches sont faites aujourd’hui pour optimiser ces voies de dégradation et avoir un résultat dans un temps acceptable par notre société. Il peut y avoir modif ADN, mais pas forcément, ils cherchent aussi à comprendre les conditions idéales et à faire les associations (bactéries + champignons) les plus efficaces…
    Un exemple concret appliqué 😉 : http://www.laboratoires-biovitis.fr/index.php/fr/environnement

    En ce qui concerne les biocarburants, Global Bioenergies (en partenariat avec Audi) a beaucoup avancé sur le projet isobutène (pilote industriel validé, construction du démonstrateur industriel) 😉

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