Photographies de ruisseaux et petites rivières, en pause longue.

Qu’est-ce que la pause longue ?

Ce qui nous rend contemplatif devant un petit ruisseau qui serpente dans les sous-bois, c’est cette eau qui coule, constamment, infiniment, et la fraîcheur apaisante qui s’en dégage. Mais comment rendre cet effet en photographie ? C’est là qu’intervient la technique de la pause longue.

Gorges d'Enval (63), L'Embène

Gorges d’Enval (63), L’Embène

En simplifiant, faire une photo en pause longue revient à prendre une photo de plusieurs secondes de manière à ce que le mouvement de l’eau imprègne l’image. Certains diront que c’est flou ! En effet, cette technique repose sur le flou mais seule l’eau doit l’être !

Gorges de l'Artière (63)

Gorges de l’Artière (63)

En fait, pour faire ce type de photographies il y a quelques contraintes d’environnement ; il faut :

  • choisir un jour (ou un endroit) sans vent, à moins de ne photographier que des rochers.
  • choisir un jour (ou un endroit) avec peu de lumière (un jour pluvieux, ou un ruisseau dans un sous-bois très épais).

Faire une photo de plusieurs secondes signifie que l’obturateur de l’appareil photo va rester ouvert plusieurs secondes. Et donc pendant tout ce temps, la lumière va entrer dans l’appareil et frapper le capteur. S’il y en a trop, la photographie sera loupée car fortement surexposée.

Parc de la rivière bleue, Nouvelle Calédonie

Parc de la rivière bleue, Nouvelle Calédonie

En partant de là, il va aussi y avoir des contraintes matérielles :

  • posséder un appareil photo qui supporte la pause longue. Typiquement il faut la fonction « M » pour « manuelle » permettant de complétement débrayer l’appareil et de lui dire de rester ouvert par exemple pendant 8 secondes. Il faudra dans la même logique limiter la lumière qui va entrer dans l’appareil et donc fermer le diaphragme au maximum.
  • utiliser un trépied et le retardateur de l’appareil, car ce dernier ne doit absolument pas bouger pendant la pause longue (au risque de flouter toute la photo). On trouve des trépieds sur Internet pour mois de 30 € qui sont très confortables (le mien pèse moins de 700g, mesure 40 cm tout plié et plus de 1m20 tout ouvert, de plus il est en aluminium ce qui est très pratique pour se mettre dans l’eau !).
  • éventuellement utiliser des filtres pour limiter la lumière qui entre dans l’appareil. On les trouve aussi sur Internet en cherchant filtre gris neutre.
Corniche Calédonienne, Nouvelle calédonie

Corniche Calédonienne, Nouvelle calédonie

Enfin, l’eau possède aussi un petit défaut (si quand même !) : elle reflète la lumière. On utilise alors des filtres polarisants circulaires (voir sur le net aussi) pour éliminer les reflets gênants et voir apparaitre les vraies couleurs du fond du ruisseau et la pierre ou encore la touffe d’herbe qui trempent à proximité.

Les photographies de ce billet ont été réalisées avec le matériel suivant : un appareil photo numérique Olympus SP-570UZ (26-520 mm), un tube adaptateur CLA-10, un filtre polarisant (CPL) 55 mm, au besoin un filtre gris neutre (ND-8) 55 mm et un trépied Konig.

Matériel photo

Matériel photo

Enfin, n’étant pas un amateur confirmé dans cette technique je vous laisse vous renseigner sur Internet, par exemple en suivant ces liens :

Ruisseau de Vergne-Labouesse Villeclos (63)

Ruisseau de Vergne-Labouesse Villeclos (63)

Combloux

6 Comments
  1. Bonjour

    Pour parler d’eau… et si on la pompait… gratuitement… ni électricité, ni charbon, ni pétrole… que de l’eau. Une pompe qui fonctionne uniquement avec de l’eau et en récupère une partie pour l’envoyer plus loin et plus haut…

    ps. nous nous connaissons déjà grâce aux « bateaux Pop pop ».
    Et pourquoi pas une petite girouette dans le jardin
    https://sites.google.com/site/girouettestransportables/

    Merci pour votre site… Bien cordialement
    Patrick Hadengue

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